Méditations de Carême (1ère partie)

Publié le par vincent.paris.over-blog.fr

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L’apparition à saint Thomas, Mur de clôture du choeur de Notre-Dame de Paris


L'Amour fou de Dieu pour moi, P. Raniero Cantalamessa

Regardons vers l'Amour crucifié

 « Le soir, ce même jour, le premier de la semaine, et les portes étant closes, là où se trouvaient les disciples, par peur des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu et il leur dit : "Paix à vous !" Ayant dit cela il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur. Il leur dit alors, de nouveau : "Paix à vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie." 

« Ayant dit cela, il souffla sur eux et leur dit : "Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus." Or Thomas, l'un des douze, appelé Didyme, n'était pas avec eux lorsque vint Jésus. Les autres disciples lui dirent donc : "Nous avons vu le Seigneur !" Mais il leur dit : "Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets pas ma main dans son côté, je ne croirai pas."

« Huit jours après, ses disciples étaient de nouveau à l'intérieur et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant closes, et il se tint au milieu et dit : "Paix à vous." Puis il dit à Thomas : "Porte ton doigt ici : voici mes mains ; avance ta main et mets-là dans mon côté, et ne deviens pas incrédule, mais croyant." Thomas lui répondit : "Mon Seigneur et mon Dieu !" »

(Jn 20, 19-29)

 

Mort et Ressuscité pour toujours

Pourquoi tant d'insistance sur les blessures aux mains et au côté de Jésus après la Résurrection ? Dans l'apparition décrite par Luc, on retrouve Jésus qui dit aux disciples incrédules : « "Voyez mes mains et mes pieds ; c'est bien moi ! Palpez-moi et rendez-vous compte qu'un esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'en ai." Ayant dit cela, il leur montra ses mains et ses pieds. » (Lc 24, 39-40)

Jésus a dorénavant un corps spirituel, il est entré dans une nouvelle dimension, et cela est tellement vrai qu'au début ceux qui le voient ne le reconnaissent pas. Pourquoi a-t-il voulu conserver, de sa vie sur la terre, justement les marques de ses blessures ? En cela, il y a une grande vérité cachée. A travers la Résurrection, la Passion et la croix du Christ ne sont pas surmontées, mais perpétuées, rendues présentes et actuelles pour l'éternité. Même au Ciel, d'après le livre de l'Apocalypse, l'Agneau apparaît « debout comme immolé » (Ap 5, 6), c'est-à-dire ressuscité mais avec les marques de sa Passion.

Sans la Résurrection, la mort du Christ serait restée seulement un événement du passé, limité dans le temps et dans l'espace, dont chaque fête de Pâques nous éloignerait un peu plus. Grâce à la Résurrection qui a vivifié le Christ selon l'esprit (cf. 1 P 3, 18), nous ne devons pas dire que deux mille ans nous séparent de la mort du Christ, mais plutôt que deux mille ans nous y unissent.

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